Oser s’affirmer: pourquoi il faut accepter de déplaire

J’ai compris que…

Oser s’affirmer et exprimer sa vérité, n’est pas si facile. Que ce soit en amitié, au travail ou avec la famille, il n’est pas toujours simple d’exprimer nos désaccords. Sortir du besoin de plaire et poser ses limites demande beaucoup de maitrise de soi et d’humilité.

Ce n’est pas tout le monde qui est capable de laisser l’harmonie être bousculée juste parce que quelqu’un ose nommer ses limites, son ressenti ou son inconfort.

Il y a des personnes pour qui accueillir l’émotion ou les limites de l’autre, c’est trop confrontant. Elles préfèrent la détourner, la minimiser, ou faire comme si elle n’existait pas. Et dans leurs yeux, celles et ceux qui osent parler deviennent le problème.

Mais aujourd’hui, je refuse de porter ce rôle.

Je ne suis pas la méchante parce que je ressens. Je ne suis pas ingrate parce que j’exprime un inconfort.

Mais je pourrais aussi dire que j’accepte d’être la méchante dans l’histoire de ceux qui refusent d’entendre. Parce que je ne peux pas forcer quelqu’un à voir ma vérité s’il ne veut pas la voir. Et je n’ai plus l’énergie de prouver mon humanité à ceux qui ont déjà décidé que je suis le problème.

Mon rôle n’est pas de réécrire l’histoire dans leur tête, mais de m’assurer que, dans la mienne, je me tiens debout avec respect et authenticité.

Oser s’affirmer, demande beaucoup de courage.

Longtemps, l’enfant en moi a cru qu’elle devait se taire pour ne pas déranger, pour ne pas perdre l’amour, pour ne pas briser une paix fragile. Mais cette paix était illusoire. Elle existait juste parce que je n’osais pas m’exprimer, ravalant tous mes inconforts par peur de déplaire.

Et ça, ce n’est pas de l’harmonie. C’est juste un conflit que je subis seule en dedans.

Aujourd’hui, je comprends que ma valeur ne dépend pas de ce que les autres pensent de moi, ni de ce que je fais ou donne. Ma valeur, elle est là, point. Je n’ai rien à prouver.

Alors, je choisis d’être fidèle à moi-même. Je choisis de nommer ce qui me dérange, même si ça déplaît. Parce que chaque fois que je me respecte, je me fais un peu plus confiance.

Avoir raison, dans certaines situations, ça ne sert à rien. Ça ne change rien. Ça reste une demande de l’ego.

Peu importe à quel point une situation est injuste ou à quel point mon point de vue fait du sens, il y a des gens pour qui ça ne changera rien. Parce que ce n’est pas le fond du message qui dérange, c’est juste le fait que je le dise.

Et ça, c’est pas sur moi que ça repose.

Ce qui est sur moi, par contre, c’est où je mets mon énergie. J’ai le choix de m’accrocher à une validation qui ne viendra jamais, ou de lâcher prise et de faire des deuils.

Parce que me battre pour être entendue par quelqu’un qui ne veut pas entendre, c’est juste une lutte contre moi-même.

Je n’ai plus envie de me faire subir ça. 

Alors j’accepte.

J’accepte que tout le monde n’a pas la même capacité d’écoute et de responsabilisation. 

J’accepte que certaines relations ont leurs limites. Et surtout, j’accepte que mon rôle n’est pas de convaincre, mais juste d’être bien avec moi-même.

Je cultive aujourd’hui l’art de déplaire.

Car, oser s’affirmer, c’est choisir sa vérité plutôt que plaire aux autres.

Et c’est ainsi que, jour après jour, je redessine mes contours. Non plus pour qu’ils plaisent aux autres, mais pour qu’ils me ressemblent enfin. ❤️

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